lundi 1 juillet 2013

Et pourtant...

Promener mon regard sur le monde dans lequel nous vivons me fait peindre un triste tableau de la réalité: enfants, jeunes à la fleur de l'age, jeunes adultes, adultes moins jeunes, vieillards , tous aux prises avec le désespoir,l'incertitude,la dépression dans un monde qui se porte de plus en plus mal : quête effrénée de liberté,d'affirmation, de position,d'identité débouchant sur libertinage,esclavage, vice et j'en passe.

Des enfances de plus en plus précaires ou l'on veut faire intégrer à des enfants qu'ils peuvent choisir leur sexe (" fille ou garçon, mon chéri,c'est comme tu sens hein"); que deux papas ou deux mamans c'est normal; que le dimanche matin,c'est grasse matinée, Dieu étant allé en weekend etc...des enfances ou le rêve et l'innocence n'ont plus leur place et ou dans les cœurs germent déjà les graines d'un mal être ou d'un réalisme
effrayant.

Des adolescents littéralement livrés à eux mêmes dans une jungle sans merci avec pour modèle des icônes de la mode, de la chanson , du cinéma complètement déprimées ou profondément dépravées ( et on s’étonne de la montée en flèche du suicide et de l'attachement aux addictions) avec pour conséquence des recherches identitaires passant par la bisexualité,l’athéisme,l'agnosticisme pour les plus mous,le satanisme pour les plus fous, le "femen animalisme" pour celles qui ont un problème avec leur père ou avec leurs soutiens-gorges etc..

De jeunes adultes tourmentés par des perspectives d'avenir angoissantes et incertaines où endettement et misère se disputent le podium; Au rythme effréné de la compétitivité, du "survie qui peut" ou de " à qui mieux, mieux", ils se tuent à la tache pour les plus nobles ou se débauchent pour les moins scrupuleux  au profit de responsabilités très souvent trop lourdes pour leurs faibles épaules et dont ils se seraient volontiers passés etc..

" Des vieux" supposés lourds de la sagesse de la vie mais las, perdus, seuls et perplexes devant l'arnaque du temps passé,se demandant ce qu'ils ont bien pu faire de leur vie ....etc...

Tableau vraiment sombre d'un monde qui a de plus en plus de mal à vivre ,à aimer , à espérer.... oui, il y a de moins en moins d’espérance d'un mieux être ou d'un lendemain meilleur pour nous même, pour nos semblables, pour notre société;

Ne nous y trompons pas: révoltes, réclamations, violences, laxisme, résignation, ou tout autre procédé de compensation ou de redressement de la situation sont un souffle dénué de toute énergie pour rallumer des braises mouillées; ce qu'il faudrait ce serait un tour de force majeure, un changement radicale, une aube nouvelle qui ne laisse aucune chance aux ombres sombres d'une nuit mourante. 

mercredi 26 juin 2013

Retourner par la pensée en Egypte

Expression la plus fragrante d'une attitude à laquelle on devrait donner le nom d'un syndrome psychiatrique tordu si ce n'est déjà le cas; Retourner par la pensée en Egypte.... exprimée par un homme plein de sagesse.

Je lisais et j'ai été comme frappée par la profondeur de cette phrase; je vous explique le contexte: le peuple d’Israël après sa sortie spectaculaire ( c'est le mot)  d'Egypte ou il était maintenu en captivité (situation a faire pâlir d'horreur tous les fervents défenseurs des droits de l'homme, je vous passe les détails), était engagé dans une traversée assez difficile du désert vers des horizons meilleurs(bon , ils étaient quand même nourris, désaltérés ; c'était dur certes mais la liberté a un prix aussi hein). il se fait que pendant cette traversée, nombreux sont ceux qui du fait des difficultés rencontrées, on fait plus que regretter l'esclavage , ils y ont renvoyé leur cœur;

Pour faire simple, combien sommes nous qui abdiquons devant les difficultés que nous rencontrons sur les sentiers que nous avons emprunté lorsque nous avons choisi la liberté, le changement,un avenir meilleur?
Il est vrai que de prime a bord, certains ne se sont pas sentis interpellés parce que l'exemple et la source sont religieuses (oui toi,je m'adresse a toi); mais c'est une réalité générale; parfois le chemin est juste trop difficile et l'on se retrouve entrain de soupirer après une époque dont nous avons pourtant danser et célébrer la fin comme ce peuple avait dansé et célébré sa sortie d'Egypte.

La réalité est que peu de nous sommes reconnaissant ponctuellement de ce que nous avons;certains sont esclave d'un passé en réalité peu glorieux; la mémoire choisissant très souvent de mettre en avant ce qui nous arrange et d'autres esclave d'un futur incertain;

Retourner par la pensée en Egypte, c'est certes se morfondre et regretter un passé minable; mais c'est aussi éteindre l'espoir et ces dizaines de flammes qui représentent l'immensité des possibilités qui se trouvent devant nous
Retourner par la pensée en Egypte,c'est être cette personne à qui on a permis de voir la lumière mais qui trop effrayé a choisi de retourner dans l'obscurité
Retourner par la pensée en Egypte,c'est refuser de se donner a soi même une chance d'avoir quelque chose de meilleur, d’être quelqu'un de meilleur et de faire quelque chose de meilleur
Retourner par la pensée en Egypte,c'est donner raison a ceux qui nous ont asservis et qui pensaient que nous ne valions pas mieux que ce que nous étions
Retourner par la pensée en Egypte, c'est recommencer a faire cette chose que nous savons mauvaise pour nous juste parce que nous pensons que c'est la seule chose que nous sommes capables de faire ou parce que nous nous pensons incapables de ne pas la faire
Retourner par la pensée en Egypte pour moi,c'est oublier la grâce qui m'a été faite, les bénédictions qui ont abondés, les batailles et les victoires remportées, les élans de joie et toutes les fois ou j'ai chanté : " je te loue car tu as fait éclater ta gloiiiiiree, tu as jeté a l'eau , cheval et cavalier..."
Retournez par la pensée en Egypte, c'est détourner mes pensées et mon regard de toi, toi qui m'a aimé , m'a cherché, m'a trouvé, m'a pris par par la main et m'a guidé hors de "mon Egypte" et à cause de ça,je veux refuser,résister et continuer d'avancer; Ils sont sortis du désert, j'en sortirais aussi.